L’essentiel en 30 secondes
- Un stablecoin cherche à suivre une valeur cible, mais cette stabilité n'est pas garantie.
- Son risque dépend notamment des réserves ou des garanties qui le soutiennent.
- Un décrochage peut survenir et les jetons ne bénéficient pas forcément d'une garantie bancaire.
Objectifs de la leçon
- Comprendre ce qui garantit — ou non — la stabilité d'un stablecoin
- Distinguer stablecoin adossé, sur-collatéralisé et algorithmique
- Identifier les risques concrets d'un décrochage
Trois familles de stablecoins
Les stablecoins adossés détiennent en réserve des dollars et des obligations d'État. Leur solidité dépend entièrement de la qualité de ces réserves et des audits publiés.
Les stablecoins sur-collatéralisés sont garantis par de la crypto déposée en excès. Ils survivent aux baisses tant que la garantie reste supérieure à la dette.
Les stablecoins purement algorithmiques n'ont pas de garantie réelle : plusieurs se sont effondrés en quelques jours.
Le décrochage
On parle de décrochage quand le stablecoin s'échange durablement sous sa valeur cible. Cela arrive lors d'un doute sur les réserves ou d'une panne du réseau bancaire associé.
Répartir ses stablecoins entre deux émetteurs différents limite l'impact d'un incident isolé.
À retenir
L'essentiel de cette leçon, en quelques phrases.
- Un stablecoin vaut ce que valent ses réserves ou sa garantie.
- Adossé, sur-collatéralisé ou algorithmique : les risques sont très différents.
- Un décrochage traduit une perte de confiance, pas un bug technique.
- Répartir entre deux émetteurs réduit le risque.